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    Tshisekedi convalescent,son fils Felix Tshisekedi parle

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    kunta

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    Localisation : Deutschaland
    Date d'inscription : 18/11/2008

    Tshisekedi convalescent,son fils Felix Tshisekedi parle

    Message  kunta le 01.02.09 19:51

    Par Michel
    Mukebayi Nkoso | Document travaillé par Congotribune








    CONGO NEWS INTERVIEW
    Quand le rendez-vous est pris avec Félix Tshisekedi, l'intéressé affirme, au téléphone
    qu'il réserve une annonce en exclusivité à «CONGONEWS». Le desk politique de
    l'hebdomadaire a beau spéculé mais il ne trouve pas le scoop que le fils
    Tshisekedi lui promet. Peut-être quelque chose de particulier en rapport avec
    Etienne Tshisekedi sur qui plusieurs rumeurs
    courent depuis qu'il vit sa convalescence
    à Bruxelles. Il faudra attendre la face à face pour que Félix lui-même révèle
    que pour tout secret il a résolu de se porter candidat à l'élection
    présidentielle en 2011. «S'il (ndtr: Etienne
    Tshisekedi) ne se présente pas,
    je serai candidat», nuance le seul fils Tshisekedi engagé aux côtés de son
    père. Légitime ambition mais quand provient
    d'un rejeton de Tshisekedi, il y a à discuter, au préalable, en famille. Si à
    la manière initiatique traditionnelle, le Roi vieillissant n'a-t il pas fait
    déjà le choix de son dauphin et qu'il l'a même déjà confié aux mannes des ancêtres.
    Autre interprétation, peut-être que le Rois a lu dans le regard de son géniteur le
    soupir de celui qui n'a plus rien à donner et qui ne demande qu'une retraite
    méritée. Pourquoi ne pas anticiper alors? Félix lui-même se refuse de tout
    commentaire à la question de savoir s'il a parlé de son idée à son père.



    Trois UDPS


    Avec sa maman, il
    n'a pas non plus évoqué la question. Il demande même à ceux qui font état de sa
    complicité avec sa mère de laisser celle-ci tranquille. «Je suis adulte pour m'en
    sortir tout seul», se remonte Félix Tshisekedi. A circonscrire Félix, il se
    dessine le tournant d'un fils résolu, soudainement, à sauver l'héritage de son
    père, même au prix d'une brutale rupture avec les compagnons de ce dernier. Il
    fait si bien quand il affirme qui1’UDPS continuera son chemin avec ou sans Beltchika.




    Il le fait
    davantage bien lorsqu'il s'évertue à soigner l'image d'Etienne Tshisekedi,
    affirmant que la division au sein de l'UDPS n'est pas son fait mais plutôt de ses
    collaborateurs, notamment les membres du collège des fondateurs. Voilà qui
    explique que ce quadra ambitieux affirme désormais son propre leadership. «Je
    lance un appel à la jeunesse en général et à celle de l'UDPS en particulier
    pour qu'elle vienne autour de ma modeste personne pour voir ensemble comment
    redresser ce pays par l'UDPS», ambitionne Félix. Maintenant qu'il a fait
    connaître ses ambitions, naïf de sa part s'il ne s'attend pas à recevoir des
    coups. Surtout dans les rangs de l'UDPS même où la crise entre François-Xavier
    Beltchika et Alexis Mutanda semble préfigurer une lutte pour la succession. Il
    ne pourra pas ne pas en prendre de la part de ces vieux loups qui n'ont pas
    marché toute la vie avec Tshisekedi pour laisser un Jeune turc leur «voler» la
    médaille Juste à l'arrivée.





    Le plus dur sera de
    fédérer une UDPS écartelée aujourd'hui en trois ailes concurrentes mais toutes
    soumises à Tshisekedi. Sur la rue Zinnias à Limete siège le courant d'Alexis Mutanda
    revêtu de la bénédiction de Tshisekedi. Beltchika et les membres du collège des
    fondateurs s’en sont allés établir leur QG à la résidence du président du
    Comite Organisateur du Congres, à Righini. Depuis quelques semaines, une autre
    aile s’est signalée à Lemba.



    Le fils de son père :


    Elle a pour particularité
    de s’opposer à ce que le contrôle passé entre les mains des originaires de
    Tshilenge. Déjà que Tshisekedi lui-même n’arrive pas à amener les uns et les
    autres à la réconciliation. Que pourra faire Félix si ce n'est que se contenter
    d'un morceau a lui le moment venu. Il n'aura qu'à compter sur lui-même. Tout
    bien considéré, un Félix dans la course en 2011, Il faudra bien compter avec
    lui. Son principal atout est son capital nom sans compter son courage politique
    à l'Image d'Etienne Tshisekedi lui-même. Plus encore le mythe que son père a
    bâti autour de ce nom. Il lui suffira de trouver les hommes et de garnir le
    cordon de sa bourse pour faire très mal. Les subventions, ça se trouve toujours
    en politique pour qui sait jouer.






    Barak Obama l'a
    démontré lors de la dernière élection présidentielle américaine.Félix l'a-t-il
    compris? De dire qu'il voit une UDPS prête à composer avec le MLC ou le PPRD,
    selon que l'expression populaire l'im les leçons du passé plus que ces autres
    radicaux Tshisekedistes.»





    Agé de 45 ans,
    Félix, c'est bien le fils de son père avec ses joues rebondies et sa stature déménageur.
    Il a passé la grande partie de sa Jeunesse en exil, à Bruxelles, où il a débarqué en 1985. A l'époque, Etienne
    Tshisekedi et les autres 12 parlementaires vivent des pires tribulations sous
    la llème République. Relégations, emprisonnements sont devenus leur lot
    quotidien. Les enfants Tshisekedi en subissent
    tellement les effets qu'ils
    ratent même toute une année scolaire. Des amis de la famille conseillent alors
    le père de mettre ses enfants à l'abri. C'est sous une fausse Identité que les
    Tshisekedi rejoindront la capitale belge via Brazzaville. Sur place, Félix
    obtiendra un diplôme de marketing à l'Institut de carrière commerciale. Il a
    été employé pendant longtemps à la
    Compagnie d'assurances
    Zurich, à Bruxelles avant de
    poster à la poste belge. Depuis, il gère une entreprise de courriers à
    Bruxelles, une société créée en association avec un proche parent. S’il n'a pas
    encore la popularité de son père, Felix ne
    jouit pas moins d'une bonne cote dans l'opinion à Kinshasa.





    Félix se met en route pour succéder à son père


    L'UDPS comporte désormais trois ailes. A laquelle
    appartenez-vous?



    Il n'y a pas
    trois ailes à l'UDPS. Il n'y a qu'une seule UDPS, celle qui a comme président
    national Etienne Tshisekedi wa Mulumba.


    Une lettre du collège des fondateurs installe le
    siège de l'UDPS à la résidence de François-Xavier Beltchika à Righini. De
    l'autre côté, Alexis Mutanda a repris, de force, le siège de Limete. Quel est
    votre commentaire?




    C'est faux. J'ai suivi cette affaire de prêt,
    Alexis Mutanda n'a jamais repris le siège de force. Il a simplement informé les
    autorités locales, notamment le gouverneur
    de la ville de Kinshasa et le bourgmestre de Limete de sa nomination. Comme il
    revient au secrétariat national de gérer le quotidien du parti y compris la
    permanence, Mutanda a dû faire déguerpir
    de nombreuses personnes qui squattaient
    le Siège de l’UDPS. Des familles entières s'y étaient installées.
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    kunta

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    Felix Tshisekedi parle suite

    Message  kunta le 01.02.09 19:54

    Niez-vous l'existence du groupe de Beltchika qui
    conteste le siège de Limete?



    Je ne pense pas
    que Beltchika a le pouvoir de changer la permanence, ni d'ailleurs le collège
    des fondateurs. Toute décision prise au nom de l'UDPS est signée par le
    président national. Tout ce qui se fait autour de cette affaire, c'est de la
    gesticulation inutile et vaine. Beltchika est président du comité organisateur
    du premier congrès de l'UDPS. S'il estime que pour plus de quiétude, Il peut
    travailler chez lui à Righini, tant mieux.
    Mais, le siège principal du parti reste sur l’avenue Zinnias. A Limete.




    La preuve d'ailleurs, toutes les cartes des
    voeux qui ont émané des toutes les ambassades et des pays amis ont été expédiées à Zinnias, à Limete.





    Chaque camp de l'UDPS a célébré l'anniversaire
    d'Etienne Tshisekedi de son côté. Beltchika a été gratifié d'une communication téléphonique,
    en live, de Tshisekedi à l'assistance. N'est-ce pas signe de reconnaissance?



    L'anniversaire du
    président national a été célébré partout où l'UDPS est implantée. Il y a, eu
    une manifestation à Bruxelles.




    Cela ne veut pas
    dire que le siège officiel du parti est à Bruxelles. Partout où les membres de
    l'UDPS se sont réunis et qu'ils ont voulu souhaiter des voeux à leur président,
    ce dernier a été prompt à répondre. Il l'a fait de même du coté Mutanda où l'anniversaire
    a été fêté avec un tournoi dénommé
    Challenge Tshisekedi.





    Parler à Beltchika d'un côté et à Mutanda de
    f'autre, une façon de reconnaître la division?





    Il n'y a pas de
    division au sein de l'UDPS parti, Le parti connaît plutôt une désunion assez regrettable, à mon point de vue. Ce que je
    regrette le plus, c'est de voir que le collège des fondateurs s'est laissé instrumentalisé.
    Au lieu de garder sa neutralité et sa dignité, le collège des fondateurs a pris
    parti, À l'absence du président national, le collège des fondateurs était le
    seul organe vers lequel on pouvait se tourner pour espérer l'apaisement. Hélas,
    les membres du collège des fondateurs ont pris faits et cause pour un camp.





    Pour qui ont-ils pris faits et cause? Pour
    François-Xavier Beltchika?






    Si vous voulez.
    Ils ont pris parti parce qu'ils ont désigné une permanence sans en avoir le
    pouvoir. Ce qu'ils ont fait est contraire aux règles qui régissent l’'UDPS. Les
    textes sont clairs, aucune décision n'a de validité si elle a reçu le
    contreseing du président national. Les membres du collège des fondateurs ont agi
    en totale méconnaissance des textes et c'est regrettable.





    Que dites-vous quand le collège accuse, à son
    tour, Tshisekedi d'être dans l'illégalité?





    Le président
    national a été toujours désigné par le collège des fondateurs. Et c'est lui qui
    prend les décisions et les orientations du parti. Quand le président national
    quitte le pays en novembre 2007, il laisse derrière lui une crise. Le collège
    des fondateurs n'a rien fait pour ramener les uns et les autres à la raison.
    Bien au contraire, il s'en est mêlé lui-même. Il devenait impossible de
    consulter ce collège impliqué lui-même dans le conflit. En ce moment-là, le président
    national de là où il est...





    Il a décidé d'agir de manière arbitraire?



    Non. C'est
    conformément au pouvoir que lui confèrent les statuts du parti. C'est lui le
    patron, c'est lui qui donne les orientations, c'est lui qui prend les
    décisions. Et il a pris les décisions qu'il fallait.


    Des
    décisions qui ont plus divisé que réconcilié. N'êtes-vous pas de cet avis ?





    C'est vrai que
    ces décisions n'ont pas accordé toutes les parties. Normal tant la haine et les
    rancoeurs sont vivaces entre les uns et les autres. J'ai été surpris de remarquer
    que les gens se délestent profondément au sein de l'UDPS. Jusqu'au point
    d'oublier la nécessaire cohésion pour assurer notre rôle d'alternative au
    pouvoir moribond en place. Si cette crise persiste, Je crains que nous préparions
    le lit à ce pouvoir pour qu'il rebondisse.





    Le nouveau secrétaire général de l'UDPS, Alexis
    Mutanda est ordinaire du Kasaï Oriental. Pourtant ce poste est réservé aux
    ressortissants de l’interfédérale de Léopoldville. Tshisekedi qui l’a nommé n'a-t-il
    donc pas violé les textes réglementaires de l’UDPS ?





    Cela n'est repris
    dans aucun réglementaire de l'UDPS.





    N'est-ce pas que la démocratie se fonde aussi sur les
    convenances, les us et coutumes?






    C'est une sorte
    de gentleman agreement qui a pré¬valu au sein du parti depuis plusieurs années.
    On ne peut pas dire que cette coutume avait force de loi. Les us et coutumes
    évoluent et s'adaptent à l'air du temps. Si le président national a nommé
    Alexis Mutanda, c'était dans le seul souci de ramener la paix. Il suffisait simplement que les uns et les autres ravalent
    leur rancoeur, tout serait rentré dans l'ordre dans la perspective de
    l'organisation du congrès de l'UDPS. Dommage que d'aucuns aient considéré la
    nomination de Mutanda comme une humiliation pour eux. Face à l'hostilité des
    autres, Mutanda a dû se défendre. Il a sorti ses griffes. Nous retrouvons
    aujourd'hui dans une sorte de cacophonie. Mais rassurez, la maison UDPS va
    retrouver sa cohésion d'ici peu.





    Pourquoi Tshisekedi n'a-t-il pas pensé consulter le
    collège des fondateurs avant de remettre en cause ce gentleman agreement?






    Le collège des
    fondateurs n'a pas été capable de prendre de la hauteur. Le consulter n'aurait
    pas aidé à faire avancer les choses.





    N'est-ce
    pas quand même arbitraire que Tshisekedi décide seul?






    Ce n'est pas
    arbitraire. Ce n'est pas non plus la première fois qu'il décide seul. Le
    problème, c'est que cette fois-ci, les gens ont été instrumentalisés,
    manipulés. A partir du moment où les membres du collège des fondateurs avaient
    choisi leur camp, ils perdaient toute légitimité pour jouer un quelconque rôle.





    Le collège des fondateurs ne demande que le
    respect des textes, lesquels textes le placent au dessus du président national
    du l'UDPS?





    Je me garde d'étaler la cuisine interne du
    parti dans vos colonnes. Sachez que ces mêmes membres du collège des fondateurs
    ont appelé Etienne Tshisekedi, il y a deux semaines, pour lui dire tout le bien
    qu'ils pensent de lui. Ils lui ont renouvelé leur dévouement.
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    kunta

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    Felix Tshisekedi parle suite et fin

    Message  kunta le 01.02.09 19:55

    Ne pensez-vous pas que la nomination de Mutanda a
    conforté cette image d'une UDPS «tribaliste»?





    Depuis tout ce
    temps, les fonctions de secrétaire général de l'UDPS ont été exercées par des
    originaires du Bas-Congo. Il y a eu Adrien Phongo, puis Rémy Massamba. Pour une
    fois qu'un Kasaíen s'installe dans ce fauteuil, les mauvaises langues parlent
    de tribalisme. Il n'y a que des gens de mauvaise foi pour penser ainsi. Si
    Mutanda est kasaïen, le président du comité national, Valentin Mubake, lui, est
    originaire du Sud-Kivu. Mutanda était déjà coordonnateur du SPOG, la structure qui s'occupait de la
    gestion quotidienne du parti au sein du Comité organisateur du premier congrès.
    Du fait que le courant ne passait entre lui et Beltchika, le président national
    a jugé bon de laisser au comité la tâche technique d'organiser le congrès et a
    confié à Mutanda les pleins pouvoirs pour la gestion quotidienne du parti.





    Entre les
    deux, la conciliation paraissait impossible. La situation ne s'est-elle pas
    envenimée depuis que des combattants de l'UDPS ont été écroués au CPRK
    suite à
    la plainte de Kovo Ingila?






    Il n'existe pas
    d'inimitié ' éternelle entre les hommes. L'ennemi d'aujourd'hui peut devenir
    l'ami de demain. Ça, c'est classique en politique. Nous travaillons pour
    surmonter tous ces antagonismes, Quand les uns et les autres auront compris que
    nous avons un congrès à organiser et un pouvoir à conquérir ensemble, ils reviendront
    à la raison. Sitôt rentré au pays en février dernier, J'ai entrepris une
    mission de bons offices. J'ai buté à la résistance de l'une et l'autre partie.
    S'il le faut, l'UDPS continuera son chemin avec ou sans ceux qui ne sont pas
    disposés à assouplir leur position.





    Voulez-vous dire avec ou sans Beltchika ?





    C'est clair. Avec
    ou sans Beltchika. Des toutes les façons, un Jour il sera appelé à passer.





    Votre
    médiation n'a pas abouti. Voilà Félix Tshisekedi qui choisit, à son tour, son
    camp, celui d'Alexis Mutanda?






    Pas du tout. Je
    suis l'homme du camp d'Etienne Tshisekedi. Si Je me retrouve dans le
    secrétariat national de l'UDPS, c'est parce que j'ai fait partie du SPOG. Avec
    la réhabilitation du secrétariat national, j'ai été nommé secrétaire national
    aux relations extérieures. Je ne pouvais pas refuser cette marque de confiance
    que m'a fait le président national. Ce n'est pas le secrétaire général Mutanda
    qui m'y a désigné pour qu'on me présente comme un partisan de sa mouvance. Je
    répète que je suis du camp d'Etienne Tshisekedi.





    N'y a-t-ll pas contradiction dans le chef de Tshisekedi
    lui-même qui suspend le secrétariat national et Le comité national pour les réhabiliter
    sans raison apparente? Pourquoi pas dire que c'est Tshisekedi qui est lui-même à
    la base de la crise?






    Etienne
    Tshisekedi a toujours prêché la paix. Il suffit de suivre son parcours politique
    pour se rendre compte qu'il a toujours prôné le dialogue, l'unité, la
    démocratie et la liberté. Le président national a fait l'arrière expérience des
    failles de ses collaborateurs. Il a tenté des formules. La suspension du
    secrétariat national et du comité national pour confier l'organisation du
    congrès à une structure ad hoc. Rien n'a marché. Il fallait bien penser à une
    autre formule. S'il y a des gens a qui faire de reproche, ce sont les
    collaborateurs du président national à qui ce dernier a fait confiance mais qui n'ont
    pas donné satisfaction. De toutes les façons, une nouvelle génération a mûri au
    sein de l'UDPS. Cette génération va prendre, un jour, le devant. Elle n'est
    prête à voir le parti dépérir. J'en profite d'ailleurs pour vous dire que je
    n'exclus rien du tout, y compris d'être candidat à l'élection présidentielle en
    2011.



    Pouvons-nous conclure qu'Etienne Tshisekedi
    lui-même ne sera pas candidat en 2011?





    Je vous ai dit
    que je suis avant tout un tshisekediste. Donc, tout ce que je fais, c'est pour
    lui et c'est en son nom. S’il ne se présente, Je serais candidat. J'insiste que
    je n’exclue rien.





    En avez-vous déjà parlé tous les deux?







    Il s'agit là des
    questions confidentielles entre le président de mon parti et moi. Ce n'est pas ici
    le lieu d'en parler.





    Certains parlent de vos intentions de récupérer la
    direction du parti. Avec l'appui de maman Marthe, semble-t-il?





    Ne voyez-vous
    pas que l'UDPS va mal.





    Donc, vous
    avez l'appui de maman Marthe?






    Qu'on laisse ma
    mère tranquille. Cette brave dame est suffisamment occupée par la convalescence
    de son mari. Je suis assez adulte pour m'en sortir tout seul. J'ai fait un
    constat amer sur la situation, un constat qui me fait penser qu'il faut que la
    nouvelle génération prenne les choses en mains. Nos aînés ont déçus toutes les
    aspirations d' Etienne Tshisekedi alors qu'ils ont cheminé avec lui pendant
    plusieurs années. La nouvelle génération ne se laissera pas faire. Comprenez ce
    que cela veut dire que je n'exclus rien.





    Certains ne vous reconnaissent aucune légitimité.
    Ils affirment que vous vous la couliez douce en exil pendant que les autres
    ont vécu des pires tribulations pendant les années de la clandestinité. Comment
    allez-vous vous y prendre?






    La légitimité ne
    se décrète pas. On verra le moment venu si je n'en ai pas. La vie d'exil n'a
    pas été facile pour mes frères et moi. Nous sommes partis en Belgique en 1985,
    contraints par la force des choses. Nous avons dû fuir par Brazzaville sous des
    noms d'emprunt pour échapper à la soldatesque de Mobutu Avant notre départ,
    nous avons connu des relégations. Nous avons même perdu une année scolaire parce
    que nous étions les fils de celui qui dérangeait le pouvoir de l'époque. Nous
    avons fait de la prison, de la résidence surveillée. Ne sont ce pas des hauts
    faits dans une lutte? J'ai toujours pris d'énormes risques chaque fois que je
    reviens au pays. J'y ai échappé de justesse lors de la grande manifestation du
    30 juin 2005. La femme qui m'avait abrité a, elle, reçu une balle. Beaucoup de
    ceux qui parlent de cette légitimité n'étaient pas à cette marche. C'est pour
    vous dire que je n'ai à me justifier devant personne.







    Comment a été votre vie d'exil ?





    C'est vrai que la Belgique est un état de
    droit mais ce n'est pas moins que la lutte ne nous a pas amené des problèmes.
    Nous avons connu plusieurs arrestations administratives pour avoir distribué
    des tracts ou pour s'être introduit dans une ambassade comme des intrus. Je ne
    vous parle pas de tous les coûts politiques que j'ai pris en Belgique comme
    ailleurs au nom de l'UDPS, Je n'ai pas à étaler cela au grand jour. Je dis
    simplement que le moment venu, les membres de l'UDPS jugeront à qui ils feront
    confiance.





    Allez-vous postuler au poste de secrétaire général
    lors du congrès?





    Je ne suis
    candidat à rien pour le moment. Je suis entrain d'examiner la situation, et le
    moment venu, je n'exclus aucune possibilité. Y compris celle d'être candidat à
    la présidence de la
    République.





    Un parti qui annonce son congrès en 2007 et qui ne
    l'a pas toujours organisé plus d'une année plus tard. Est-ce que l'UDPS
    n'a-t-elle pas échoué?






    Nous n'avons pas
    échoué, Nous n'avons pas renoncé à l'organisation du congrès pour qu'on parle
    d'un échec. L'idée du congrès nous ne l'avons pas abandonné. Le président
    national y tient fermement. C'est la crise au sein du parti qui a fait
    traîner les choses en longueur. Il faut commencer par nettoyer les écuries.





    Il n'y a pas que la crise, l'argent aussi fait
    défaut?






    Justement,
    l'argent fait défaut. Parce que la base s'est retrouvée divisée. Il y avait
    d'un côté ceux qui mobilisait pour la collecte des fonds pour le congrès, de
    l'autre, ceux qui travaillaient à saper cette campagne. L'UDPS reste le parti
    qui mobilise le plus. Ce qui nous affaiblit, ce sont nos querelles internes.
    Cela ne peut continuer comme ça. Je n'ai pas lutté ou souffert pour voir ce
    parti que j'aime tant et que je porte dans mon cœur soit pris en otage par
    quelques bonshommes.





    A quand ce congrès finalement?





    Le congrès aura
    lieu cette année même. La date n'a pas encore été déterminée. Le rapport des
    travaux préparatoires est à peine arrivé à Bruxelles. Il faut que le président
    national en prenne connaissance pour voir si c'est possible techniquement de
    convoquer ce congrès le 15 février prochain. Personnellement, Je ne trouve pas
    « échéance réalisable. Certaines questions d'ordre pratique demandent de
    prendre encore un peu de temps. La question de la réconciliation reste entière.
    Il faut que le président national revienne au pays pour qu'il s'en occupe
    lui-même.





    Ne pas l'organiser le 15 février, n'est-ce pas
    contrarier Beltchika qui tient à cette date?






    C'est une façon
    de voir les choses. Tout comme Beltchika peut comprendre que le parti gagne à
    mettre ses enfants ensemble avant d'aller au congrès.





    L'éloignement
    d'Etienne Tshisekedi n'est-il pas le mal dont l'UDPS a le plus souffert
    depuis deux ans?






    Le président
    national n'est pas éternel. Un jour Dieu l'appellera. Je trouve regrettable
    qu'après 27 ans de lutte, nous en soyons encore à dépendre du président
    national. Etienne Tshisekedi n'a eu de cesse de répéter que nous
    ne somme» pas au MPR où on attendait tout du guide. Les siens ne l'ont
    pas compris. C'est pourquoi, je lance un appel à la Jeunesse en général et à
    celle de l'UDPS en particulier pour qu'elle vienne autour de ma modeste
    personne pour voir ensemble comment redresser ce pays par l'UDPS.





    A quand finalement le retour du président national
    de l'UDPS à Kinshasa?






    Le président
    national est en convalescence. C'est une convalescence qui ne dépend pas de lui
    totalement. Ce sont ses médecins qui décideront. Tshisekedi n'a jamais pris des
    vacances dans sa vie. Il s'est battu contre tous les systèmes dictatoriaux que
    nous avons connus, Il a affronté une épreuve psychologique assez éprouvante
    avec les dernières élections organisées en force. C'est dire que son corps a
    été marqué. Il fallait bien qu'il mette un peu au vert. C'est un homme qui a
    pris de l'âge aussi. La récupération prend plus de temps que pour un jeune de
    20 ou 30 ans.





    Le MLC
    connaît une véritable ascension à Kinshasa et dans d'autres parties du pays. Ne
    craignez-vous qu'il vous dame le pion?






    Je ne m'offusque nullement de la percée du
    MLC. C'est de bonne guère et tant mieux pour la démocratie congolaise. Ce qui
    tue l'UDPS, c'est qu'elle est embourbée dans des conflits. Les images qui
    passent à la télévision sur l'UDPS sont des images de bagarre, des conflits,
    des querelles, d'exclusion et d'auto exclusion. Au MLC, on voit ses députés au
    Parlement, on parle de son leader qu'une partie de la population considère
    comme ayant été arrêté injustement. Je suis un marketteur, je peux vous dire
    que le MLC est en vue du point de vue de la communication. Il est entrain de
    nous damer le pion. C'est normal. C'est un vide que nous allons combler très
    vite, une la cohésion rétablie. Il faut, désormais, que nous parlions progrès
    et développement de ce pays. Il faut également parler de la conquête du
    pouvoir. Il faut que ce pays connaisse une alternance démocratique dans ce
    pays, Le pouvoir ne doit pas revenir forcement â un seul parti.





    A l'Est, l'UDPS ne s'est toujours pas relevée «de
    son alliance passée avec le RCD?




    L'UDPS est
    remontée à l'Est. Nous étions pratiquement les seuls pratiquement à décrier le
    processus électoral, les faits ont fini par nous donner raison. Les cinq
    chantiers eux-mêmes sont devenus un vaste slogan qu'on met à toutes les sauces.
    Toutes les promesses de paix et de bonheur à l'Est sont aujourd'hui de la
    désillusion. Le portefeuille du Congolais se réduit chaque jour comme peau de
    chagrin, Le pouvoir d'achat, n'en parlons même pas. L'UDPS avait raison. Tout a
    concouru à ce que l'UDPS rebondisse à l'Est.




    Ira ou n'ira pas aux élections locales 2009?





    L'option pour une
    participation aux prochaines élections ne pourra être levée qu'au congrès. Je
    ne peux rien en dire à ce stade.





    Ne regrettez-vous pas votre boycott de dernières
    élections?








    Je le dis
    vraiment avec sincérité, je ne le regrette pas. Si c'était à recommencer, nous
    ferions la même chose. Déjà truquées, ces élections n'ont rien apporté aux
    Congolais. L'UDPS ne s'est pas battue durant toutes ces années pour ne rien
    apporter comme solutions, pour aller cantonner ses élus dans des forums où ils
    vont être bien payés, dans des salons bien climatisés pendant que le peuple
    souffre. Nous sommes solidaires de ce peuple et c'est ensemble avec lui que nous allons
    triompher.





    Certains
    disent que le problème de l'UDPS, c'est de chercher un pouvoir total alors
    qu'en démocratie, il faut composer?






    C'est totalement
    faux. Dans l'histoire de l'UDPS, 1l y a eu l'Union sacrée. Plus récemment. Il y
    a eu l'ASD, l'alliance pour la sauvegarde du dialogue. Nous n'avons jamais été
    fermés à des coalitions pourvu que celles-ci ne visent que l'intérêt général.





    Etes-vous
    prêt à composer avec le MLC?






    Si le peuple le décide.
    Si l'expression populaire, nous amène à une coalition pour diriger ensemble,
    nous allons le faire.



    Et avec le
    PPRD?








    Si le peuple le veut. Le propre de la démocratie est de pousser
    quelquefois à des alliances contre nature. On a vu des libéraux s'associer avec
    des écolos. Quand il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation, on finit par
    se comprendre même si cela peut passer par des mois de négociation.
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    inzulucable

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    Re: Tshisekedi convalescent,son fils Felix Tshisekedi parle

    Message  inzulucable le 01.02.09 20:01

    Je le connais pas personnellement mais je suis témoin de certains de déboires des fils Tshisekedi mais cela lui donne le droit de postuler en tant que président,ben bon ma mémoire est courte puisque il y a un fils Kabila pourquoi pas lui bon mais il est Congolais ce que personne ne peut lui contester.
    Bon abounda kaka soki esimbi c´est bon soki te Ahhh
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    moleki nzela

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    Re: Tshisekedi convalescent,son fils Felix Tshisekedi parle

    Message  moleki nzela le 01.02.09 21:50

    Inzulucable c´est différent si Felix veux devenir président ça ne sera pas de la même manière que Joe Kabila lui a pris le pouvoir suite a un coup d´etat apres la mort de son pretendu papa bon ca c´est un autre débat.
    Felix aura d´abord a se battre dans l ÚDPS est en suite postulé a la majustrature supreme de notre pays ce qui est normal.
    Ensuite comme tu viens de le dire il le meriterait puisque il est Congolais et que chacun de nous connait son Histoire ces parents et ceux presque tout Congolais a entendu parler de lui avant de le voir candidat difference ezali munene.
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    toto

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    Re: Tshisekedi convalescent,son fils Felix Tshisekedi parle

    Message  toto le 02.02.09 0:37

    Nous sommes pas encore sorti de l´auberge avec les fils a Papa mais la loi ni la démocratie pas que un fils d´un politicien brigue a la magistrature suprême donc il peut devenir président de la République.
    Mais pour Félix il faudra qu´il sorte dans et cornes parce qu´il me semble que l´UDPS avec lles tensions internes qu´ils ont on ne lui laissera pas le voie facile.

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    Re: Tshisekedi convalescent,son fils Felix Tshisekedi parle

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