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    Pékin s'impatiente des atermoiements de Kinshasa dans l'exécution d'un contrat minier de 9 milliards de dollars

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    Maryse

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    Localisation : Österreich/Autriche
    Date d'inscription : 17/11/2008

    Pékin s'impatiente des atermoiements de Kinshasa dans l'exécution d'un contrat minier de 9 milliards de dollars

    Message  Maryse le 22.02.09 18:44

    Selon
    le quotidien français Le Monde, le président chinois Hu Jintao,
    qui a achevé sa quatrième tournée africaine le 16 février,
    a snobé la République démocratique du Congo (RDC), pays
    qui a pourtant permis à la Chine de s'adjuger le plus grand contrat minier
    d'Afrique. D'une valeur de 9 milliards de dollars US (7 milliards d'euros) ce
    contrat a du mal à se concrétiser au point de devenir un véritable
    casse-tête pour la RDC.
    Fondé sur le principe du "gagnant-gagnant", l'accord de troc
    "mines contre infrastructures" prévoit la construction de plus
    de 5 000 kilomètres de route et autant de voies de chemins de fer, d'une
    trentaine d'hôpitaux, d'une centaine de centres de santé et de
    quatre universités.
    En contrepartie, la RDC, qui possède 10 % des réserves mondiales
    de cuivre, devra accorder à la Chine l'exploitation de 10 millions de
    tonnes d'hétérogénite (un mélange de cuivre et de
    cobalt) et d'or. Si Pékin a déjà débloqué
    près de 3 milliards de dollars, la RDC, coincée entre les appels
    à la prudence des Occidentaux et les prétentions chinoises, a
    du mal à remplir son contrat. Jusque-là, la Chine n'a pas encore
    exploité un seul gramme de minerai dans le cadre de ce partenariat. Selon
    des analystes congolais, la chute du cours des minerais y serait pour beaucoup.
    Le prix du cuivre était estimé à environ 8 500 dollars
    la tonne lors de la signature des accords ; il évolue à présent
    autour de 3 500 dollars, chute qui perturbe les calculs des deux parties.
    La RDC est entrée en récession au second semestre 2008. Elle
    devra s'endetter pour faire face à la crise. Mais où trouver les
    fonds nécessaires sans se heurter aux exigences budgétaires du
    Fond monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ? Le FMI
    a exprimé ses craintes d'un alourdissement de la dette extérieure
    de la RDC qui s'élève à 11,5 milliards de dollars. Il reproche
    à la Chine de ne pas conditionner son aide à la mise en place
    d'une meilleure gouvernance et souligne des "risques de corruption et de
    non-transparence". Le FMI a demandé une révision de ce contrat.
    Les autorités congolaises ne l'entendent pas de cette oreille. "La
    Banque mondiale est un conseiller de la RDC. Elle nous a fait une proposition,
    mais c'est à nous de décider. Le contrat chinois demeure tel quel",
    a affirmé au Monde, le vice-ministre congolais des mines, Victor Kasongo
    Omari. Le protocole d'accord légalisant ce contrat a été
    adopté au Parlement congolais en 2008 sans les députés
    de l'opposition. Minoritaires, ceux-ci ont boycotté la session, dénonçant
    "un nouveau contrat léonin". "Nous avons rejeté
    ce contrat. La RDC n'y gagne rien", explique Albert Mpeti, député
    du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), principal parti d'opposition.
    Car les firmes chinoises, exonérées d'impôts, ne contribueront
    pas au budget de l'Etat avant trente ans. La totalité de l'exploitation
    minière servira d'abord à rembourser les travaux d'infrastructures
    (6,5 milliards de dollars) et les bénéfices ne seront partagés
    qu'à très long terme sur la base de deux tiers pour les Chinois
    et d'un tiers pour les Congolais.
    Étonnée de voir le pays "envahi" par les Chinois, la
    population n'a qu'une idée confuse de ce contrat. "On voit des Chinois
    partout, mais ils ne font rien. Pire, ils commencent à prendre nos petits
    boulots ; ils vendent des beignets au lieu de construire des routes. C'est ça
    les cinq chantiers ?", s'indigne Théthé Gbagbala, une habitante
    de Kinshasa, faisant allusion au programme du président Kabila baptisé
    "cinq chantiers (Infrastructures, Eau-Electricité, Emploi, logement,
    Education-santé)".
    La révision du contrat sera difficile à obtenir par le gouvernement
    de Kinshasa, écartelé entre la crainte d'une sanction électorale
    en 2011, la demande de la Chine d'exécuter ses engagements et les appels
    à la prudence du FMI.
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    kabibi

    Nombre de messages : 168
    Localisation : Deutschland
    Date d'inscription : 17/11/2008

    Re: Pékin s'impatiente des atermoiements de Kinshasa dans l'exécution d'un contrat minier de 9 milliards de dollars

    Message  kabibi le 25.02.09 16:33

    Voila ce qui arrive quand on veut a tout prix devenir président et on hypothèque même le pouvoir sans se poser la question de savoir si on deviendra le président de qui et de quoi.
    Bref le pouvoir pour le pouvoir.

      La date/heure actuelle est 17.07.18 16:27