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    Discours d´investiture du nouveau President de l´AN

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    Ramboché

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    Localisation : Deutschaland
    Date d'inscription : 03/02/2009

    Discours d´investiture du nouveau President de l´AN

    Message  Ramboché le 21.04.09 20:23

    Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorable Président
    su Sénat,
    Excellence Monsieur le Premier Ministre, Honorables Députés et
    Sénateurs,
    Mesdames et messieurs les Membres du Gouvernements,
    Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les représentants
    des organes du système des Nations Unies, Distingués Invités
    en vos titres et qualités,
    Il est des moments où les accidents de l'histoire créent des
    opportunités qui incitent l'homme à sortir de l'ornière,
    redimensionner les faits et gestes, s'interroger sur l'avenir et le devenir
    collectif, se préparer à la rencontre de l'autre pour donner plus
    de souffle à la vie.
    Ces moments bénis sont des moments de création où l'homme
    assume son rôle naturel de conduire l'humanité vers le destin meilleur.
    Ces moments, il faut savoir les saisir, les transformer en force pour franchir
    les frontières artificielles, dépasser l'égoïsme humain,
    construire ensemble pour plus d'égalité, de justice et de paix.
    Ces moments, nous allons les capitaliser ensemble, dans l'intérêt
    de notre institution et de notre pays.

    Honorables Députés et Chers Collègues,
    Nous nous retrouvons dans cet hémicycle, 48 heures après une
    longue nuit qui a conduit, au lever du jour, à l'élection des
    membres d'un nouveau Bureau de l'Assemblée.
    Je voudrais saisir cette opportunité pour vous féliciter de votre
    totale implication dans ce processus qui démontre, une fois de plus,
    que la démocratie est réellement en marche dans notre pays. Par
    votre vote massif, accompli dans un climat empreint de sérénité,
    et avec un record inégalé de participation aux travaux de l'Assemblée
    Nationale, vous avez apporté un démenti formel à tous ceux
    qui doutaient encore de notre maturité politique et de notre ferme attachement
    aux valeurs républicaines. Nous ne pouvons que vous en féliciter.
    Aussi, voudrais-je solennellement affirmer l'engagement pris devant cette auguste
    Assemblée que je suis le Président de tous et que je ferai de
    tout mon mieux, dans le strict respect des textes qui régissent notre
    Institution, pour que l'Assemblée Nationale demeure l'espace d'un débat
    véritablement démocratique.
    Présider notre assemblée; l'Assemblée nationale, est un
    très grand honneur. Je voudrais dire toute ma reconnaissance à
    ceux et à celles qui m'ont fait confiance et particulièrement
    à ma famille politique dans toute sa diversité.
    La représentation nationale est le terreau fertile où chaque
    jour la nation se retrouve et se renouvelle, en ce lieu sanctuaire de la République,
    socle des valeurs communes. Le débat est, et doit être, l'unique
    dogme librement consenti.
    Pour ma part, je puis vous assurer que je demeurerai fidèle, tout au
    long de mon mandat, à l'esprit des lumières, celui des pères
    fondateurs de la mère des Révolutions. Je me battrais pour que
    l'opposition et la majorité se respectent et travaillent main dans la
    main, dans le cadre du nouveau pacte pour la consolidation de la démocratie
    que le nouveau Bureau entend proposer à notre vénérable
    institution.
    Comme l'a si bien dit Voltaire, je me battrais pour que toutes les idées
    républicaines s'expriment, même celles qui sont différentes
    des miennes. Tous ensemble, nous formons l'Assemblée nationale, en conséquence
    de quoi, chacun et chacune d'entre nous porte une part de la souveraineté
    nationale.
    Au-delà de ce qui peut constituer des points de divergence entre nous;
    ce qui nous unit doit toujours bénéficier du soutien de tous.
    Je sais au fond de moi que nous sommes rassemblés en ce
    lieu au nom symbolique de Palais du peuple dans le même but, celui' de
    servir l'intérêt général, animés par une même
    passion, celle de la République Démocratique du Congo, don de
    des nos ancêtres que nous devons préserver pour les générations
    futures; d'où le prix particulier que nous devons attacher à la
    paix.
    C'est d'ailleurs ici l'occasion de remercier très vivement le Chef de
    l'Etat, garant de l'intégrité du territoire qui, par clairvoyance,
    a su trouver l'articulation juste pour faire revenir dans notre pays une paix
    qui était devenue utopique. Là où beaucoup de discours
    faisaient le lit de ceux qui, derrière des mots savants, prêchaient
    en définitive la disparition du Congo, le Chef de l'Etat a agi en véritable
    leader, prenant les risques inhérents à sa fonction de commandement
    et saisissant l'opportunité qui s'est révélée gagnante.
    Du courage et de la sueur, voilà le programme des réjouissances
    pour les vrais bâtisseurs, ceux qui veulent que notre nation aille de
    l'avant.
    Mes chers collègues Représentants de la nation, nous avons le
    devoir sacré de faire vivre pleinement notre Assemblée. Soyons,
    à l'image de ceux qui ont fait et font encore la richesse de notre nation:
    travailleurs, volontaires et audacieux. C'est pourquoi, je vous propose de mettre
    mon mandat à la tête de cette auguste Assemblée sous le
    signe du renouveau du travail parlementaire.

    Honorables Députés et Chers Collègues,
    Les auteurs de la Déclaration des droits de l'homme du 26 août
    1789 ont écrit: " Toute société dans laquelle la garantie
    des droits de l'homme n'est pas assurée, ni la séparation des
    pouvoirs déterminée n'a point de Constitution ". Pour les
    paraphraser, nous dirons que toute société dans laquelle la garantie
    des droits des Députés n'est pas assurée, ni la séparation
    des pouvoirs déterminée n'est point démocratique. Ceci
    signifie que la représentation nationale doit non seulement protéger
    ses prérogatives, mais aussi s'interdire incursions et immixtions dans
    les domaines qui ne sont pas les siens.
    Comment ne pas rappeler à ce propos que la séparation des pouvoirs,
    principe de base de l'Etat de droit, n'exclut pas la collaboration parce que
    la République est avant tout un rêve commun entre
    les populations et un état d'esprit quant à l'idéal républicain
    auquel obligatoirement adhère la classe dirigeante.
    Nous sommes des républicains, la République est notre communauté
    commune, c'est pourquoi l'animation ou la gestion des institutions politiques
    de l'Etat appelle, à une approche plutôt associative que concurrente
    ou compétitive des affaires nationales. L'avenir républicain et
    l'avenir de la démocratie parlementaire passent, par les bonnes dispositions
    de chaque institution à coopérer à la réalisation
    des finalités communes de notre vouloir vivre collectif et de l'espérance
    commune de nos populations, à savoir son bien-être social, la paix,
    la sécurité et l'indépendance nationale.

    Honorables Députés et Chers Collègues,
    L'efficacité de l'action parlementaire, comme vous pouvez le constater
    dépend des valeurs communes et républicaine autour desquelles
    se construisent les stratégies de conquête et conservation du pouvoir,
    autour desquelles se livrent les batailles électorales.
    Aussi votre Bureau, sous ma présidence, se propose-t-il d'œuvrer
    à rendre l'Assemblée nationale aussi compétitive et coopérative
    que les autres institutions.
    Aux termes de l'article 100 de la Constitution de la République, "le
    pouvoir législatif est exercé par un Parlement composé
    de deux chambres: l'Assemblée Nationale et le Sénat. Sans préjudice
    des autres dispositions de la présente Constitution, le Parlement vote
    les lois. Il contrôle le Gouvernement, les entreprises publiques ainsi
    que les établissements et les services publics ". En référence
    à la Constitution, du reste complétée par les dispositions
    pertinentes du Règlement Intérieur de notre Institution, l'Assemblée
    Nationale dispose donc de deux prérogatives essentielles, à savoir,
    le vote des lois et le contrôle.
    S'agissant du vote lois, on doit honnêtement constater que l'Assemblée
    Nationale a produit un travail remarquable depuis le début de cette législature.
    En dépit de cette production législative de qualité, l'Assemblée
    Nationale a enregistré, à ce jour, quelques arriérés
    législatifs qui devront faire l'objet d'un projet de·.chronogramme
    précis, à faire adopter par la plénière, pour leur
    apurement progressif.
    Mais déjà, il est entendu que, pour un aboutissement rapide de
    certaines réformes en cours, l'Assemblée Nationale devra mettre
    tout en œuvre pour achever le processus d'adoption de certaines lois essentielles
    pour la . République, notamment dans les domaines de la justice, de la
    décentralisation de la sécurité, de la police et de l'armée.
    Dans le même ordre d'idées, face à la crise financière
    internationale qui voit les Etats intervenir de plus en plus pour soutenir le
    secteur économique et les marchés financiers, l'Assemblée
    Nationale ne devrait-elle pas s'interroger sur l'efficacité et l'opportunité
    actuelles des lois relatives à la réforme du portefeuille de l'Etat,
    lesquelles ont consacré le désengagement progressif de celui-ci
    dans ce domaine?
    Je voudrais tout de suite préciser que nous n'avons pas la, prétention
    d'imposer une quelconque option, mais mon sentiment est que, face aux indications
    macro-économiques plus rassurantes, un débat doit être courageusement
    ouvert sur cette question pour que, tous ensemble nous ayons des assurances
    que nous ne nous sommes pas fourvoyés et que la voie dans laquelle nous
    nous sommes engagés protège suffisamment les intérêts
    de l'Etat et l'emploi des milliers de travailleurs congolais évoluant
    dans ce secteur.

    Honorables Députés et Chers Collègues,
    A une occasion si solennelle, je ne saurai passer sous silence les problèmes
    de l'environnement et de l'eau qui constituent des questions cruciales pour
    l'humanité et qui propulsent notre pays au centre de leur débat,
    au regard des potentialités dont il regorge, et des appétits gloutons
    des Etats forts confrontés à des besoins de plus en plus croissants
    dans ces domaines.
    Je voudrais, sous mon mandat, engager l'Assemblée Nationale et le Gouvernement
    dans un processus qui devra aboutir à la mise en place d'un dispositif
    légal approprié. Les générations futures nous en
    seront reconnaissantes.
    De la même manière, face à la recrudescence de la criminalité
    organisée et au terrorisme international, un pressant besoin se fait
    sentir pour compléter les instruments juridiques de notre pays, en vue
    de mettre la République au même diapason que les· autres
    Etats, et l'insérer progressivement dans la gouvernance internationale
    de la lutte contre ces fléaux. Il importe d'intégrer dans le Règlement
    Intérieur de l'Assemblée Nationale la définition d'une
    nouvelle gestion du temps parlementaire.
    Repenser le temps consacré au travail législatif signifie, pour
    nous, éviter le caractère totalement aléatoire de la durée
    des· débats, leur rythme en accordéon, rendant le travail
    législatif quasi impossible. Les citoyens sont déroutés
    par ces marathons parlementaires au cours desquels les principaux enjeux d'un
    texte sont noyés dans la discussion des dispositions accessoires ou dépourvues
    de tout lien.
    Les Députés, faute d'une véritable programmation des débats,
    hésitent à y prendre part sans savoir à quel moment ils
    pourront défendre leurs amendements.
    Le travail en commissions, certainement le plus fructueux du point de vue législatif,
    serait mieux valorisé, puisque c'est le texte adopté par la commission
    qui viendra en séance plénière.
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    Ramboché

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    Date d'inscription : 03/02/2009

    Re: Discours d´investiture du nouveau President de l´AN

    Message  Ramboché le 21.04.09 20:25

    Discours d´investiture du nouveau président de l´AN (suite)


    Cette réorganisation permettra de recentrer le Parlement sur son rôle
    premier d'agora politique, forum des discussions, des dispositions et des amendements
    les plus essentiels. Bien entendu, la mise en œuvre du temps législatif
    programmé devra garantir à chacun des groupes parlementaires la
    possibilité de défendre ses positions et amendements.
    Il ne s'agit pas, évidemment pas, de remettre en cause les droits de
    l'opposition à contester, ou proposer, mais de fixer un cadre général
    de discussion dans lequel chacun des groupes parlementaires, disposant d'un
    crédit temps, pourrait s'organiser comme il l'entend.
    La répartition de ce crédit temps entre les groupes garantira
    l'expression des groupes minoritaires afin de leur donner la possibilité
    de défendre pleinement leurs amendements. Ainsi le temps ne sera plus
    un enjeu, mais plutôt un outil au service du travail législatif.
    Je propose également, à l'instar d'autres Assemblées,
    l'institution d'une semaine mensuelle réservée prioritairement
    à l'évaluation et au contrôle. Cette innovation nous permettra
    de communiquer largement sur les activités de contrôle de l'Assemblée,
    ses rapports et recommandations ainsi que les suites qui leur sont données
    par le Gouvernement. Par ailleurs, nous pourrons renforcer les moyens de l'Assemblée
    Nationale à travers la création d'un comité d'évaluation
    et contrôle. Ce comité sera chargé de conduire, de sa propre
    initiative ou à la demande d'une commission, des évaluations sur
    des politiques publiques présentant une dimension transversale, dépassant
    les compétences d'une seule commission thématique.

    Honorables Députés et Chers Collègues,
    Voici, de manière sommaire et à titre purement indicatif, les
    idées que nous comptons exploiter pour une production législative
    qui viendrait, dans une vision partagée, renforcer l'architecture juridique
    interne de notre pays. Il appartiendra à la plénière, à
    chaque Député et au Gouvernement, de mûrir cette réflexion,
    pour que ces idées deviennent des réalités.
    Un autre volet de la mission de l'Assemblée Nationale est le contrôle.
    A ce sujet, il est utile de rappeler que le contrôle est un élément
    essentiel de toute gestion. Il en est parfois le baromètre et voir le
    baliseur. Il est cependant malheureux de constater que, s'agissant d'un contrôle
    à effectuer par un organe politique, en l'occurrence l'Assemblée
    Nationale, celui-ci prend des
    connotations qui l'éloigne bien souvent de sa mission et dilue son efficacité.
    A ce jour, s'il est vrai que la production législative a été
    satisfaisante, il faudra également admettre que le contrôle parlementaire
    a fait cruellement défaut. Et les Député Nationaux·
    ont été les premiers à s'en plaindre. Ce n'est pas ici
    le lieu, de disserter sur les raisons à base de cette situation.
    Pour ma part, et comme je m'y suis engagé avant-hier devant cette auguste
    Assemblée lors de la campagne électorale, le contrôle parlementaire
    va et doit se faire, de façon systématique et rigoureuse. Il doit
    être sans complaisance.
    C'est ici le lieu, pour moi, d'exhorter les Députés Nationaux
    à exploiter les possibilités que nous offrent les mécanismes
    de contrôle parlementaire, notamment les questions écrites auxquelles
    nous ne recourrons pas si souvent. En même temps qu'il faut encourager
    le contrôle parlementaire, il le faut le dédramatiser, c'est-à-dire
    lui enlever toute la charge émotive en ce que notre Assemblée
    ne doit pas se transformer en tribunal populaire où l'on viendrait régler
    les comptes à ses ennemis politiques ou aux opérateurs économiques.
    Le contrôle est assis sur les règles d'équité et
    de justice protégeant la dignité de la personne humaine.
    Convaincu que le contrôle parlementaire contribue à l'amélioration
    de la gestion de l'Etat, je me propose, en accord avec la plénière,
    d'instituer une boîte à suggestion devant servir à recueillir
    toute dénonciation d'actes de corruption. Ce mécanisme devra permettre
    à l'Assemblée Nationale de disposer d'une banque de données
    susceptible de guider les Députés Nationaux dans leur mission.

    Honorables Députés et Chers Collègues,
    Comme vous le remarquerez, votre Bureau vous engage dans une dynamique nouvelle
    de travail parlementaire qui requiert un réel renforcement de capacités
    de nos Députés et, surtout, de nos commissions parlementaires.
    Il propose, à cet effet, d'inaugurer un cycle de séminaires et
    ateliers de formation des Honorables Députés sur des questions
    des finances publiques, de coopération technique, économique et
    financière internationale et aussi sur toutes les questions d'intérêt
    public majeur, dans le souci d'améliorer la qualité de notre production
    législative.
    Le Représentation Nationale n'a de sens que s'il existe réellement
    une République. Celle-ci suppose un minimum de pouvoir public et de communauté
    nationale en termes d'idéal sociétaire qui galvanise les efforts
    de tous autour d'un impératif communautaire, facteur d'orgueil national,
    de prestige collectif et de bien-être pour tous. Les épreuves de
    l'histoire, accumulées à travers les agressions extérieures,
    les rebellions internes et les mutineries de certaines factions de l'armée,
    ont sérieusement entamé l'idée de la République
    et mettent à mal les efforts de reconstruction démocratique.

    Le pouvoir législatif, particulièrement l'Assemblée Nationale,
    ne peut valablement assumer sa mission centrale et stratégique de moteur
    de la démocratie parlementaire qu'autour de la défense des valeurs
    républicaines, de l'autorité de la ·loi et des appareils
    de l'Etat. Il s'ensuit le devoir pour le Parlement en général
    et l'Assemblée Nationale en particulier, de contribuer, par son travail
    législatif, à tenir en éveil l'élan républicain
    et à travailler chaque jour à la consolidation des acquis de la
    liberté démocratique. Concrètement, il s'agit autant de
    la promotion d'une démocratie effective que d'une société
    des ·libertés qui oblige à· une gouvernance démocratique.
    Les impératifs de la consolidation de l'Etat de droit et de la réalisation
    du bien-être de notre peuple, sans oublier les exigences de la communauté
    internationale en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la
    corruption et les antivaleurs nous impose aujourd'hui de produire des lois conformes
    à ces idéaux.
    Votre Bureau se propose' de vous engager dans l'entreprise de la modernisation
    de l'Etat et des mœurs politiques. Nul n'ignore, à cet effet, que
    l'un des principaux handicaps à la modernité politique est la
    tendance malheureuse à vouloir utiliser les institutions publiques à
    des fins partisanes plutôt que de les mettre au service de l'intérêt
    collectif.
    Le débat parlementaire devra désormais participer à la
    discussion publique sur l'évolution de la société et de
    l'Etat dans un contexte mondial particulièrement préoccupant,
    plutôt qu'à l'activisme autour des intérêts partisans.
    En aucun cas, votre Bureau ne se laissera dominer par le transport des passions
    car c'est ici le lieu du débat démocratique d'où devra
    naître la culture de l'excellence par l'élégance des propos.
    Ensemble avec vous, votre Bureau travaillera à la promotion et au triomphe
    des valeurs républicaines parce que le défi le plus important
    de la gouvernance congolaise est celui de la restauration de l'Etat sur l'ensemble
    du territoire national, du contrôle et de l'administration de l'ensemble
    de l'espace territorial national, de l'affirmation et de la défense de
    l'intégrité territoriale. C'est pourquoi, même si l'Etat
    est en soi un spectacle, l'Assemblée Nationale devra lutter contre l'Etat
    spectacle qui n'est que supercherie et négation des droits des citoyens
    parce que, celui-ci débouche sur le populo-parlementarisme, incompatible
    avec les exigences d'un Etat qui se construit chaque jour, en vue de répondre
    aux aspirations de son peuple.
    La modernisation de nos relations avec les pays voisins, la capitalisation
    de la présence de la communauté internationale et l'accompagnement
    quotidien des efforts du Gouvernement dans la lutte contre la misère
    et le sous-développement nous obligent à concentrer nos efforts
    et notre ardeur patriotiques à mieux nous insérer, de façon
    volontariste et déterminée, au système mondial actuel de
    la politique, ·de l'économie et des finances.
    Il nous faudra parvenir à aider le Gouvernement à la requalification
    substantielle et fondamentale de sa vision diplomatique et stratégique
    du monde et de ses relations avec les pays voisins. L'impact des mutations géostratégiques
    mondiales sur la géopolitique de la stabilité régionale
    de l'Afrique Centrale autour de la Région des Grands Lacs devrait amener
    l'Assemblée Nationale à s'intéresser à la transformation
    de la puissance régionale et en tirer les conséquences prévisibles
    et imprévisibles quant à la capacité de la République
    Démocratique du Congo à demeurer une Nation pivot et un Etat central
    dans la construction des équilibres géopolitiques régionaux.
    Pour y parvenir, nous avons conçu de nous atteler à la restauration
    de la dignité et l'honneur du Député sous tous les aspects
    de sa vie sociale, économique et financière, politique et diplomatique,
    et finalement, sous ses aspects humains.
    La garantie des soins de santé sera pour votre Bureau une exigence prioritaire
    parce que les Députés sont des hommes et des femmes qui ne peuvent
    donner le meilleur d'eux-mêmes que lorsqu'ils sont en parfaite santé.
    Détenteur d'un mandat politique de représentation nationale,
    le Député a besoin de jouir de sa pleine immunité et de
    l'inviolabilité de sa personne dans ses rapports avec les autres institutions
    ainsi qu'avec les services de l'Etat. Votre Bureau s'emploiera à garantir
    votre droit à la libre expression et à protéger votre liberté
    d'exercice de tous les droits afférant votre qualité.
    Et, puisque la parfaite santé du Député nécessite
    des moyens, le Bureau s'engage à instaurer une gestion transparente des
    finances de l'Assemblée Nationale et de toutes les ressources mises à
    sa disposition et sollicite de votre part des propositions susceptibles de concourir
    à cette fin.
    Le fonctionnement optimal de l'Assemblée Nationale exige la présence
    d'une administration efficace apportant son appui au travail parlementaire.
    Tout en déplorant les conditions actuelles des Agents et Fonctionnaires
    de l'Assemblée Nationale, nous ferons de l'amélioration de leur
    situation une priorité.

    Honorables Députés et Chers Collègues,
    Voilà, succinctement, les grandes lignes de l'itinéraire politique
    que nous entendons parcourir ensemble avec vous. Aussi volontariste que déterminé,
    nous pensons que vous aurez ainsi compris que l'Assemblée Nationale ne
    saurait point se réduire à un syndicat des intérêts
    partisans et corporatistes sans trahir sa nature et sa vocation d'institution
    majeure de la construction de la jeune démocratie parlementaire congolaise.
    Je ne voudrais pas ici formuler trop de promesses car, après tout, rien
    ne vaut les faits.
    En politique, je ne cherche pas à vaincre, mais simplement à
    convaincre. C'est pourquoi, comme le disait Baudelaire, il me faudra "
    plonger au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau ". C'est cela qui
    apportera du tonus à l'ensemble de nos activités car nous devons
    nous situer à la hauteur des sacrifices de notre peuple desquels nous
    tirons les moyens de fonctionnement de notre institution.
    Nous avons, ensemble,. tous les Députés, une obligation de résultat.
    Le débat parlementaire, je le répète, sera démocratique
    et respectueux de nos opinions politiques.
    Mais, au-delà de la Majorité et de l'Opposition, il y a la République
    qui est le bien de tous et que nous devons protéger sans calcul ni condition.
    Comment terminer sans rappeler cette phrase que Raoul PECK, le réalisateur
    haïtien du film Lumumba, place dans la bouche du Héros: "le
    Congo est grand et il exige de nous la grandeur ". Je vous exhorte, dans
    cet hémicycle, à faire de la grandeur du Congo notre suprême
    loi.
    Je vous remercie
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    tendresse

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    Date d'inscription : 25/11/2008

    Re: Discours d´investiture du nouveau President de l´AN

    Message  tendresse le 21.04.09 20:33

    Voici la composition de ce nouveau bureau de de l´assemblée nationale.
    Président: Evariste Boshab PPRD /Kasaï Occidental
    1er Vice-président: Mbuku Laka Boris ARC/Bandundu
    2ème Vice-président: Georgine Madiko Mulende PALU/Bandundu
    Rapporteur : Makonero Wildor PPRD /Sud-Kivu
    Rapporteur adjoint: Sophie Kakudji Yumba UNAFEC/Katanga
    Questeur : Dieudonné Bolengetenge MSR/ Province Orientale
    Questeur adjoint: Robert Bopolo Bongenza PDC/Equateur
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    Ramboché

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    Localisation : Deutschaland
    Date d'inscription : 03/02/2009

    Re: Discours d´investiture du nouveau President de l´AN

    Message  Ramboché le 25.04.09 17:12

    kitoko mwana mboka asinbi makambu sikoyo to tiki tuba tuba bozela muke botala mosula na difference ya kosalela

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    Re: Discours d´investiture du nouveau President de l´AN

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