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    Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

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    Maryse

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    Localisation : Österreich/Autriche
    Date d'inscription : 17/11/2008

    Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  Maryse le 12.05.09 18:35

    En Europe, on s’imagine que les accords avec les Chinois
    sont encore réversibles. Mais ici, dans le Bas-Congo, les travaux ont
    déjà commencé…


    À Kinshasa, à l’Est, partout dans le pays, les travaux ont commencé.
    C’est le début de la réalisation de nos efforts. Le chemin à faire est
    encore très long, mais l’essentiel est d’avoir commencé. D’ici la fin
    de cette année, on verra un vrai changement. Maintenant que nous sommes
    un peu à l’aise – je dis bien : un tout petit peu –, on se met enfin au
    travail. Jusqu’à présent, la situation à l’Est nous avait toujours
    bloqués, aussi bien du temps de mon père Laurent Désiré Kabila que du
    mien.

    L’absence d’une solution à l’Est du pays, c’était le verrou qui nous
    empêchait de faire autre chose… Ces problèmes ont absorbé beaucoup
    d’argent, d’efforts, d’énergie. Les Congolais, tous autant qu’ils sont,
    sont très attachés à l’unité nationale. Lorsqu’un problème se pose à
    l’Est, il a des répercussions dans tout le pays. Mais maintenant, cela
    semble aller dans la bonne direction. Suis-je optimiste ? Oui, mais on
    n’a pas encore atteint le point de non-retour, cela peut encore
    basculer. Je crois tout de même qu’à 80 %, nous sommes sur la bonne
    voie…

    Pourquoi avez-vous décidé de renouer avec le Rwanda ?

    Tout comme nous, les Rwandais se sont rendu compte qu’on ne pouvait
    plus continuer comme cela, que la guerre, finalement, on ne la gagne
    jamais. À l’Est, que n’avons-nous pas perdu ? Des vies humaines ont été
    sacrifiées, les populations ont souffert. Lorsque je suis allé là-bas,
    j’ai vu la douleur des déplacés mais aussi l’espoir d’un prompt retour
    à la normale. Il est évident qu’à l’Est subsistent des forces qui
    veulent saboter le processus, la paix n’est pas souhaitée par tout le
    monde… Mais ceux-là sont une minorité.

    Cette tentative de rétablissement de la paix à l’Est, qui
    s’est cependant soldée par un succès relatif, ne vous a pas valu
    beaucoup d’éloges en Occident…


    C’est cela la contradiction. Peut-être l’Occident a-t-il été tellement
    préoccupé par la crise économique et financière qui le frappait qu’il a
    perdu de vue notre région… Mais ce qui compte pour nous, ce sont les
    félicitations de notre population, et elles n’ont pas manqué durant la
    longue tournée que j’ai effectuée à l’Est.

    Sur le plan intérieur, n’avez-vous pas été surpris par les
    déclarations du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, qui
    s’est dit hostile à l’opération militaire conjointe rwando-congolaise ?


    Dans un combat, il y a toujours un petit retard de compréhension… Au
    sein d’un mouvement, parmi les camarades, quand on lève des options
    stratégiques, il peut y avoir des retards de compréhension, et aussi de
    la mauvaise foi. Déçu, oui, sans doute, mais la déception, on vit avec.
    L’essentiel, c’est que nous ayons retrouvé la stabilité, que la paix
    s’annonce. Au cours de cette crise, nous étions sereins, je ne vois pas
    comment la situation aurait pu nous échapper… À nous de renforcer les
    actions sur le terrain et de livrer la vraie guerre, la lutte contre la
    pauvreté… Car finalement, c’est la pauvreté qui nous conduit à la
    guerre et vice versa…

    Le temps de votre mandat file vite : d’ici à 2011, il vous reste deux ans…

    Je préfère dire qu’il nous reste quatre ans… Quatre ans si on travaille
    24 heures sur 24, ce que nous sommes en train de faire. Mais pour cela
    il faut avoir des gens déterminés, dynamiques…

    Vous avez récemment souligné que vous aviez peu de collaborateurs fiables. Serait-ce vous qui les choisiriez mal ?

    Pour choisir quelqu’un, il faut avoir une bonne connaissance de la
    personne. Et pour avoir cette connaissance, il faut travailler avec
    cette personne… Je ne peux pas changer mes conseillers tous les trois
    mois, il faut donner le temps aux gens… Depuis 2001, il y a eu beaucoup
    de changements autour de moi. Pour transformer un pays comme le Congo,
    il ne faut pas compter sur mille personnes, il faut avoir dix, quinze
    personnes bien déterminées. Alors, avec elles, on peut transformer un
    pays, une société. Et je m’étais effectivement demandé si j’avais ces
    dix ou quinze personnes… Peut-être suis-je très exigeant…

    Peut-être faudrait-il aussi relancer un sixième chantier, celui de la lutte contre la corruption, du changement des mentalités ?

    Il est clair pour moi que depuis 2001 et même depuis les élections en
    2006, ces maux-là n’ont pas été suffisamment combattus. Si on travaille
    24 heures 24, on a encore du temps pour le faire… J’avais d’ailleurs
    lancé un projet de lutte contre la corruption, en espérant qu’il serait
    financé par beaucoup de ceux qui se disent nos amis, Banque mondiale,
    le FMI, l’Ouest en général, mais je n’ai pas senti cet appui. Il n’y a
    eu que des discours… Mais bientôt, au niveau du cabinet du président,
    il y aura un conseiller spécial en charge de la bonne gouvernance, de
    la lutte contre la corruption. Sa nomination fera partie des
    changements que je compte opérer d’ici le mois de juin. Je vais
    chercher les 15 personnes qu’il me faut et les mettre à la bonne place.

    Comment expliquez-vous que les Occidentaux semblent beaucoup plus critiques à votre égard que durant la transition ?

    Peut-être se sont-ils rendus compte que je n’étais pas aussi maniable
    qu’ils le croyaient, que je ne reçois d’ordres de personne, sauf de mon
    peuple. Je ne veux exécuter que la volonté de notre population, qui
    souhaite la paix, la reconstruction et le développement du pays, la
    stabilité. Cette politique s’oppose peut-être aux intérêts de ceux qui
    pensent que l’on peut encore venir piller notre pays et conclure des
    contrats tels que ceux que nous sommes en train de renégocier, une
    démarche qui rencontre beaucoup de résistances. Alors, que faire ? Moi
    en tout cas je ne peux plus reculer… Je ne peux qu’avancer. Et en cours
    de route, nous trouvons de nouveaux amis, en essayant de garder les
    anciens.

    Où en sont les relations avec la Belgique ?

    Je trouve que maintenant, ça va… Bientôt nous aurons à Bruxelles un
    nouvel ambassadeur. Il a reçu comme mission de tout faire pour qu’il y
    ait une amélioration des relations avec la Belgique. Le terrain a été
    dégagé…

    La reconstruction est-elle enfin en marche ?

    La reconstruction est un grand défi. Depuis 2001, j’ai déjà fait
    plusieurs tournées à travers le pays, et je vous assure que
    reconstruire 100.000 km de routes, cela n’est pas une mince affaire.
    Donner du travail à la moitié de la population, c’est beaucoup. Je me
    dis qu’on a déjà commencé, que cela, c’est essentiel. Que j’obtienne ou
    non un deuxième mandat, ce qui compte, c’est continuer le travail…

    Parlons un peu de la « communauté internationale » dont la définition
    est d’ailleurs assez embrouillée… Récemment, la Banque mondiale, le FMI
    nous ont donné 300 millions de dollars pour faire face à la crise. Dans
    le même temps, j’ai appris que la Roumanie avait, elle, reçu 12
    milliards de dollars… Alors que nous, nous avons 65 millions
    d’habitants ! En fait, je considère qu’on est seuls… Il ne s’agit pas
    seulement du Congo, tous les pays africains sont seuls, nous ne pouvons
    compter que sur nous-mêmes… C’est ce qui explique pourquoi nous avons
    décidé de travailler avec les Chinois, comme avec d’autres pays
    d’ailleurs. Nous avons avec les Chinois un rapport d’égal à égal, «
    gagnant-gagnant ».

    En ce qui concerne la communauté internationale, il y a eu beaucoup
    plus de promesses que de réalités… En 2001, 2002, 2003, j’avais
    multiplié les déplacements en Occident, ma politique était celle de
    l’ouverture. Mais finalement, au vu du peu de réalisations, de
    partenariat véritable, j’ai freiné ce type de voyages, le tourisme ne
    m’intéresse pas. Si je veux faire du tourisme, ce sera au Congo. En
    revanche, d’autres partenaires s’intéressent beaucoup au Congo, la
    Chine bien sûr mais aussi la Corée du Sud, la Russie, le Brésil… La
    stabilité qui revient à l’Est va encourager les investissements.

    Depuis 2001, vous est-il arrivé de prendre des vacances ?

    Lorsque vous êtes à la tête d’un pays comme le Congo, vous vous
    demandez toujours si c’est le moment, ce qui va se passer si vous
    partez… Lorsque je suis en tournée dans l’intérieur du pays et que je
    prends le volant, cela me “déstresse“. La vie que je mène est dure pour
    ma famille. Quant à mon avenir, on verra. Je me dis souvent que mon
    arrière-grand-père a été assassiné, mon grand-père aussi, mon père
    également, comme vous le savez. On se pose toujours beaucoup de
    questions…
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    Ramboché

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    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  Ramboché le 12.05.09 18:51

    Voici a mon avis la question la plus importante de cet interview en la lisant très bien j´espère que vous allez comprendre qui est votre président monsieur Kabila Kabange.

    Comment expliquez-vous que les Occidentaux semblent beaucoup plus critiques à votre égard que durant la transition ?

    Peut-être se sont-ils rendus compte que je n’étais pas aussi maniable
    qu’ils le croyaient, que je ne reçois d’ordres de personne, sauf de mon
    peuple. Je ne veux exécuter que la volonté de notre population, qui
    souhaite la paix, la reconstruction et le développement du pays, la
    stabilité. Cette politique s’oppose peut-être aux intérêts de ceux qui
    pensent que l’on peut encore venir piller notre pays et conclure des
    contrats tels que ceux que nous sommes en train de renégocier, une
    démarche qui rencontre beaucoup de résistances. Alors, que faire ? Moi
    en tout cas je ne peux plus reculer… Je ne peux qu’avancer. Et en cours
    de route, nous trouvons de nouveaux amis, en essayant de garder les
    anciens.
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    kabibi

    Nombre de messages : 168
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    Date d'inscription : 17/11/2008

    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  kabibi le 12.05.09 18:58

    J´aimerai bien qu´on me cite une seule volonté du peuple que Kabila a respecté depuis qu´il est président ?
    Moi je dirai plutôt qu´il fait toujours ce qui lui croit être bon et parfois nous ne comprenons pas à qui profite de ces décisions

    Kadi

    Nombre de messages : 25
    Localisation : Deutschland
    Date d'inscription : 17/12/2008

    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  Kadi le 12.05.09 20:57

    Le président de la République démocratique du
    Congo (RDC), Joseph Kabila, annonce un remaniement de son cabinet avant
    le mois de juin, avec la nomination d'un conseiller spécial en charge
    de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

    Dans
    une interview exclusive au journal belge "Le Soir", dans son édition du
    week-end, le chef de l'Etat congolais regrette par ailleurs de ne pas
    avoir eu le soutien ni de la Banque mondiale, ni du Fonds monétaire
    international (FMI), ni des pays occidentaux pour son projet de lutte
    contre la corruption dans son pays.

    Le nouveau conseiller
    spécial qu'il va nommer fera partie du groupe de 15 nouveaux
    collaborateurs dont il a besoin "pour transformer" son pays, a-t-il
    indiqué.

    Pour Joseph Kabila, les pays occidentaux le critiquent
    parce qu'il refuse de recevoir leurs ordres. "Je ne reçois d'ordre de
    personne sauf de mon peuple, je ne veux exécuter que la volonté de
    notre population qui souhaite la paix, la reconstruction et le
    développement du pays, la stabilité", a-t-il martelé à travers les
    colonnes du journal belge.

    Il a cité le cas de la Banque
    mondiale qui a accordé récemment à son pays, qui compte 65 millions
    d'habitants, un prêt de 300 millions de dollars, pendant que la même
    institution a octroyé 12 milliards de dollars à la Roumanie pour
    permettre à ce pays de faire face à crise financière globale.

    "C'est
    ce qui explique, a-t-il renchéri, que nous avons décidé de travailler
    avec la Chine, de même qu'avec la Russie, la Corée du Sud et le Brésil".

    "Les pays occidentaux ont fait beaucoup de promesses qu'ils ne réalisent pas", a-t-il dénoncé.

    Le
    président Kabila qui se trouve à mi-parcours de son mandat qui se
    termine en 2011, a promis: "que j'obtienne ou non un deuxième mandat,
    ce qui compte, c'est continuer le travail".
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    Yousouf

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    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  Yousouf le 13.05.09 14:40

    Moi je trouve que vous devriez plutôt être content quand votre président affirme recevoir ne recevoir les autres de quiconque d´autres que le peuple Congolais.
    Il a compris la leçon, on est mieux servit que chez soit et fortiori que par son peuple si on respecte ce dernier.
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    mirador

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    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  mirador le 13.05.09 15:31

    Sur le plan intérieur, n’avez-vous pas été surpris par les
    déclarations du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, qui
    s’est dit hostile à l’opération militaire conjointe rwando-congolaise ?


    Dans un combat, il y a toujours un petit retard de compréhension… Au
    sein d’un mouvement, parmi les camarades, quand on lève des options
    stratégiques, il peut y avoir des retards de compréhension, et aussi de
    la mauvaise foi. Déçu, oui, sans doute, mais la déception, on vit avec.
    L’essentiel, c’est que nous ayons retrouvé la stabilité, que la paix
    s’annonce. Au cours de cette crise, nous étions sereins, je ne vois pas
    comment la situation aurait pu nous échapper… À nous de renforcer les
    actions sur le terrain et de livrer la vraie guerre, la lutte contre la
    pauvreté… Car finalement, c’est la pauvreté qui nous conduit à la
    guerre et vice versa…

    Cela veut aussi dire que tous ceux qui pensent autrement que lui deviennent des ennemis et doivent passer par dessus bord ?
    Qu´en dites vous Ramboché ?
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    king show

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    Date d'inscription : 18/11/2008

    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  king show le 13.05.09 19:36

    Le temps de votre mandat file vite : d’ici à 2011, il vous reste deux ans…

    Je préfère dire qu’il nous reste quatre ans… Quatre ans si on travaille
    24 heures sur 24, ce que nous sommes en train de faire. Mais pour cela
    il faut avoir des gens déterminés, dynamiques…

    Que croyez vous réaliser en deux ans alors que vous n´avez rien fait en trois ans.
    Soyez gentille finissez votre mandat et disparaissez, nous vous serons très reconnaissant.
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    mirador

    Nombre de messages : 136
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    Date d'inscription : 29/11/2008

    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

    Message  mirador le 14.05.09 17:13

    Le président dit:" ne plus vouloir reculer " mais nous peuple Congolais avons l´impression de ne pas avancer depuis que lui est devenu président.
    On se demande même si nous habitons le même pays que lui.

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    Re: Voici en integralite l´interview que Monsieur Kabila accordé au journal le soir

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