Shopactif


Partenaires

Forum gratuit


Tchat Blablaland

    Le CNDP demande une nouvelle d'amnistie et se transforme parti politique

    Partagez
    avatar
    toto

    Nombre de messages : 184
    Localisation : Luxembourg
    Date d'inscription : 17/11/2008

    Le CNDP demande une nouvelle d'amnistie et se transforme parti politique

    Message  toto le 07.02.09 14:56

    Les dissidents de la rébellion congolaise du Congrès national
    pour la défense du peuple (CNDP) ont demandé mercredi la promulgation
    d'une loi amnistiant les faits de guerre dans l'est de la République
    démocratique du Congo (RDC).

    Les dissidents sollicitent du gouvernement "la promulgation de la loi sur
    l'amnistie pour des faits insurrectionnels et de guerre jusqu'au 16 janvier
    2009", dans un communiqué publié à Goma, capitale
    de la province du Nord-Kivu, et signé par Désiré Kamanzi,
    président du comité politique nommé par le chef d'état-major
    du CNDP Bosco Ntaganda.
    Emmenés par Bosco Ntaganda, sous le coup d'un mandat d'arrêt de
    la Cour pénale internationale (CPI), une douzaine de commandants dissidents
    du CNDP avaient annoncé le 16 janvier "la fin de la guerre"
    contre les Forces armées de la RDC (FARDC) et la mise à la disposition
    de l'armée de "toutes les forces combattantes du CNDP en vue de
    leur intégration au sein de l'armée nationale".
    Ces défections avaient considérablement affaibli le chef historique
    du CNDP, Laurent Nkunda, arrêté le 22 janvier au Rwanda après
    le lancement de l'opération conjointe et inédite des armées
    congolaise et rwandaise dans l'est de la RDC. Elle avaient provoqué de
    facto une scission au sein de la rébellion.
    Les dissidents du CNDP affirment aussi "la nouvelle orientation (du mouvement
    transformé en parti politique) qui ouvre la voie à nos membres
    pour la continuité de leur combat par des moyens purement politiques,
    dans l'ordre institutionnel et donc dans le respect de la Constitution et des
    lois de la RDC".
    Pour ces dissidents, "la poursuite des négociations à Nairobi
    entre le gouvernement et le CNDP constitue une exigence réciproque de
    bonne foi, exigence sans laquelle la présente déclaration n'aurait
    pas de sens manifeste".
    Suspendus depuis le 16 janvier, les pourparlers entre le CNDP et le gouvernement
    de Kinshasa qui se tenaient dans la capitale kényane depuis début
    décembre n'ont pas repris depuis le début de l'opération
    conjointe congolo-rwandaise, le 20 janvier, contre la rébellion du CNDP
    et des rebelles hutu rwandais.
    Le ministre congolais de l'Intérieur, Célestin Mbuyu, avait indiqué
    le 16 janvier à l'AFP que "Nairobi n'est pas fini". "Nous
    sommes ouverts à la paix, nous signons avec toute personne qui veut la
    paix", avait-il dit.
    S'adressant le 30 janvier à Goma aux responsables des groupes armés
    qui ont intégré les FARDC, le ministre de la Coopération
    internationale, Raymond Tshibanda, avait affirmé que "l'Etat avait
    accepté de leur consentir le bénéfice de l'amnistie".
    "Le processus législatif relatif est en cours", avait-il ajouté.
    Les dissidents demandent aussi "la libération des prisonniers politiques,
    de guerre et d'opinion" et réclament "la participation des
    cadres du CNDP à la vie politique à tous les niveaux".
    M. Ntaganda est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes
    de guerre, notamment l'enrôlement d'enfants en 2002-2003 dans le district
    de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du
    Congo (RDC).

      La date/heure actuelle est 17.11.18 2:09